jeudi 23 juin 2016

Bienvenue à l'Ecole Normale Absurde.


A l'Ecole Normale Absurde du Docteur Duchmoll,
On étudie mieux les sciences dures et les sciences moll.

Bravo, vous êtes à l'ENA. Profitez-en pour vous faire des amies
et des amis, le plus possible, ils vous aideront activement si un
jour vous aviez de vilains problèmes avec des banques suisses.


 

Interviewons le fondateur créateur président proviseur de l'ENA.
- Dr Duchmoll, comment savez-vous que vous savez tout ?
- Comme le dit mon ami Socrate, Tout ce que je sais, 
c'est que je ne sais rien
. Or je ne sais rien. Donc je sais tout.

Pour rejoindre les 10.000 amis Duchmoll !

Chères et chers Duchmollautes,

Contrairement à la plupart des médiateurs - et comme blogueur, je participe de ce grand flux général mondial ininterrompu - quand je n'ai rien à dire, je me tais.

Mais, comme notre ami Daniel du Bénin, si ce silence vous pèse, vous pouvez l'interrompre par une question intelligente, ou absurde, ou naïve, ou diantrement intéressée.

Bien à vous, toujours bientôt plus proche de demain ensemble,

Docteur
Valentin Oscar Groucho Cosmo
Duchmoll de la Belgique à Paris.


Nom : EDAH Daniel, enydel, Bénin.
Email : ...@gmail.com

Bonjour monsieur le docteur, j'aimerais savoir les chiffres gagnants de LotoFortune des 13/07/2016 et 17/08/2016. Merci Docteur !


Je vous en prie, Daniel, vous me le demandez si gentiment que je vous réponds avec grand plaisir.

Pour le 13/07/2016, il s'agit du ghuiftyu, du ghajity, du ghoyiysxxa, du ghadubole et du ghufimopaeipe.

Pour le 17/08/2016, allons Daniel, vous serez fier d'en laisser un peu pour les autres, après avoir tout gagné le 13 avec tous les Béninois qui auront lu cette réponse !

Didier Porte interviewé par l'absurde et par Lord Gogo Duchmoll le baba.

Réédition spéciale d'avril 2012 pour Barbara Carlotti,
chanteuse cosmique et intersidérante.

(Noter que Dider Porte, notre sympathique invité rieur et barbu, sera au Théâtre Dejazet du mardi 17 au samedi 28 avril inclus, pour nous donner quelques conseils exceptionnels quant aux présidentielles, tout en s'étonnant que Mélenchon sache rire, certes, mais pas se poiler. Infos et résas sur... clic --> http://www.dejazet.com/)

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L'interview absurde de Didier Porte,
à propos de ce magnifique livre broché,
par Lord Gogo Duchmoll, baba des people.

Réédition en un seul billet, des cinq chapitres de mars 2011.

CHAPITRE 1

C'est dans la rieuse ceinture verte de Paris que Didier Porte nous a accueilli, et dans sa vaste demeure, nous, c'est-à-dire notre moitié anglaise et notre moitié belge.

Didier Porte est un humoriste politique de classe hautement supérieure, mais qui sait rester drôle avec le peuple, qui réside dans un vaste appartement bon enfant (nombreux jouets casse-gueule) où chaque mur tient debout, preuve que ça ne va pas si mal que cela pour lui, non, non, ce magnifique logis n'est pas un squat.

Nous nous assîmes, non pas l'un l'autre, mais séparément, dans de larges divans accueillants, si accueillants que c'est à croire que Didier Porte recrute pour un obscur parti politique pétri d'idéaux grandioses monnayables rapidement.

Tandis que je présidai à l'installation des instruments nécessaires à ma fonction scripturaire, je revêtis aussi mon casque de sécurité Duchmoll obligatoire, à savoir le béret basque rouge protecteur cérébral. Soyez prudent au volant et sortez couvert.

G - Cher Monsieur, cher humoriste, cher ami français, vous vous appelez Didier, certes, mais Porte aussi. Alors, pourquoi ne pas avoir intitulé votre magnifique ouvrage de 254 pages pour un prix alléchant, non pas "insupportable" mais "portable" ? d'autant plus qu'il l'est facilement, portable !

D - Parce que "portable", ce n'est plus vraiment porteur. Commercialement. Les gens ont déjà un portable, ils ne vont pas en acheter un deuxième seulement parce qu'il y a mon nom dessus. D'ailleurs, Porte ce n'est pas mon vrai nom. Je l'ai pris pour faire rêver notre public : une porte, on peut toujours finir par l'ouvrir, et moi, je ne suis pas du genre à la fermer.

G - Ah ! Pouvez-vous nous dire quel est votre vrai nom ?

D - Non. Je tiens à protéger ma famille.

G - C'est bien vrai, le temps est couvert... Didier Porte, dès le début de votre livre à 14,90 € pour 254 pages, vous attrapez le lecteur, ou trois lectrices, par un crescendo éblouissant. Sur la couverture, un mot, "Insupportable", le reste ne compte pas, un sous-titre est un sous-fifre. Puis, la première phrase du texte fait 2 mots, la deuxième, déjà 17 ; la troisième : 23 ; et cela continue : 32, 47, 56 même ! Pourquoi ?

D - Parce que j'ai voulu avoir une progression dramatique et déboucher, si je puis dire, brutalement sur EMPROSÉ car j'emprose le président !

G - Vous l'emprosez, vous voulez dire que vous l'enfifrez ?

D - Parfaitement. Je le gomorrhise, le pointe, le mise, le tape dans l'oignon, lui dore la lune, le case, l'endauffe, l'empétarde, l'entrouducute, l'enfauconne, l'empoupe, l'encaldosse, l'encale, l'emjambe, l'empapaoute. Je l'ai dans l'oeuf. Je lui mets la rosette. Je le derge, l'écluse du caoua, lui tourne le feuillet, le tringlomane dans le zéro et le chevauche à l'antique.

G - Bravo !! En quelque sorte, vous lui faites traverser l'histoire d'un geste, cette geste qui le socratise jusqu'à la prise de la pastille.

D - Bien dit, my Lord, la pastille. Et je lui cause à rebours.

G - Chacun est libre de sa vie privée, enfin pour quelque temps encore, profitons-en. Didier Porte, vous vous êtes fait ardemment postfacer par Raoul Vaneigem, dont la vigoureuse belgicité n'est plus à faire. Pourquoi ?

D - Parce que je trouve indispensable de donner du travail à un peuple dans la gêne, et je dirais même dans le génocide culturel, tant ce qu'on fait aux francophones belges est désastreux. J'ai voulu aussi rendre service à un très grand intellectuel trop peu lu et écouté de ce côté-ci du Quiévrain, qui veut quand même dire "bois aux chèvres", je vous le rappelle. Quoi de mieux pour faire sortir le loup du bois ? De plus, il bosse gratos ; et c'est d'ailleurs la principale raison ; et c'est même la seule, à vrai dire.

G - En somme, Didier Porte, le faire travailler plus en gagnant moins, c'est une bonne manière de l'endurcir à ce qui l'attend ?

D - Oui, à son âge, il rêve d'être mieux endurci.

G - Ah ?

D - Vous avez quand même Virginie Efira !

G - Oui, et Christine Ockrent.

D - C'est vrai, c'est vrai. Mais elle est beaucoup plus chère.

G - Vos liens merveilleux avec l'un de nos pays nous touche effrontément, vous me savez belgo-écossais. Nous ne pouvons donc que vous encourager à persévérer dans les postfaces hardies grâce auxquelles vous pourriez décrocher une chronique quotidienne sur Belgique Cul, voire Angleterre Cul, par mon entregent.

D - Vous êtes très gentil, Lord Gaga bobo, mais

G - Gogo baba.

D - Dans la vie, il y a toujours des Go! et des bas, my Lord. Mais Angleterre Cul me semblerait trop absurde pour ma pratique de la langue anglaise. En revanche, Belgique Cul élargirait le bassin de ma clientèle ; non pas en quantité puisque c'est un petit pays de plus en plus petit, mais en qualité. Les Belges ont tellement d'humour ! et ils ne sont pas susceptibles de se choquer lorsqu'on se propose d'empastiller un président de république du sud.

G - Didier Porte, vous n'ignorez pas que Raoul Vaneigem, votre postfaceur, est un ultragauchiste anarcho-autonome caractérisé. Or la révolution belge de 1830 commença avec un opéra patriotique, la Muette de Porte ici. Porte ici, Porte là... Didier Porte, préparez-vous une nouvelle révolution, ici ou là ?

D - My Lord, vous avez décelé habilement ce puissant déterminisme historique auquel je ne saurais me soustraire, fut-ce au prix de devoir laisser ma marque dans l'Histoire.

G - Quand même, vous ne trouvez pas ça bizarre, Didier Porte, vous qui dominez les siècles avec cette érudite aisance que vous envie si souvent qui vous savez, que le personnage principal d'un opéra soit une muette ?! Surtout d'un opéra qui a déclenché une révolution ? Cette muette représenterait-elle la majorité silencieuse qui voudrait s'exclamer "Assez ! Cessez ça !!" ?

D - Evidemment, my Lord, bravo, vous êtes en plein dedans... La Grande Muette, n'est-ce pas l'armée ? Et n'est-ce pas l'armée qui a permis la révolution tunisienne. Vous voyez, Duchmoll, il y a là tout un faisceau d'indices qui donnent à penser que la majorité des militaires appartiennent à la mouvance ultra-gauche anarcho autonome, courant encore plus actif depuis le Général Alcazar...

CHAPITRE 2

G, Lord Gogo Duchmoll - Didier Porte, voudriez-vous cocher une réponse et une seule : la révolution tunisienne est :
O insupportable
O exportable
O support de câble
O du passé faisons table rasable
O reportable
O déportable en Libye
O transportable par pipe-line
O michèlalliomariable

D, Didier Porte - En plein dans les miches, my Lord. Car Michèle est l’héroïne de cette révolution, sa victime expiatoire, c’est la nouvelle Rosa Luxembourg. Par sa déclaration d’une bêtise abyssale, elle a ouvert les yeux des Tunisiens et leur a donné la volonté de lutter pour leur indépendance. Ils se sont dit « Quoi, c’est ça le cerveau des maîtres de nos maîtres ? C’est comme ça qu’ils pensent ? Allons-y, on n’a vraiment rien à craindre. »

G - Didier Porte, examinons maintenant votre fameux livre Insupportable, qui fait un tel tabac qu’on est désormais obligé de le vendre à l’extérieur des librairies pour non-fumeurs, et penchons-nous sur la page 1. Vous dites que, le 23 juin 2010, vous campiez sur votre paillasson. Pourquoi, alors que votre appartement est si beau et si bien chauffé ?

D - Parce que c’est l’aléatoire de ma condition, parce que j’anticipais ce qui allait m’arriver, parce que je sentais que j’allais me faire virer de la France Inter comme un Rom, parce que j’eus cette fulgurance prémonitoire qui caractérise tout génie littéraire, parce que si vous continuez à me casser les couilles, je vous vire.

G - Ne craignez rien, Didier, j’en prendrai soin. Mais vous précisez ensuite, avec ce très grand génie littéraire qui vous caractérise, et qui n’est pas seulement pré-monitoire mais carrément monitoire, avec un sens aigu de l’observation digne d’Henri Fabre, ce fameux entomologiste français qui faillit avoir le Prix Nobel en 1911, mais qui se vit devancer par le belge Maurice Maeterlinck, auteur d’une Vie des Abeilles palpitante, tant qu’il en reste, vous dites que votre facteur a un coeur qui bat sous sa casquette, autrement dit qu’il n’a plus ni tête ni cou. J’y vois une manière subtile de souligner la décapitation en cours de tout le service public. Mais comment faites-vous, Didier Porte, pour trouver de telles métaphores, tellement cinglantes ?

D - Ecoutez, mon vieux, faudrait lire un peu plus. Mon secret est simple : j’ai choisi un grand auteur, le plus grand de tous, et je le copie à fond. C’est dur, mais cela vaut la peine : je lis et je relis sans cesse PPDA.

G - Oh la la, ça c’est un scoop ! Vous allez faire des heureux, y compris PPDA !!

D - Il y a longtemps qu’il se demandait qui était son lecteur. C’est moi. C’est moi, son fils littéraire né sous X, et qui viens lui dire « Papa, reconnais-moi ».

G - Bravo, Didier Porte, bravo ! C’est très émouvant larmes. Vous dites aussi, toujours dans cette première page, ce n’est pas la modestie qui m’étouffe, et pourtant, on sent bien que vous vous étranglez parfois, alors, qu’est-ce qui vous étouffe, Didier Porte ?

D - Ce qui m’étouffe, ce qui m’étrangle, ce qui m’indigne, c’est l’injustice des ventes. Indignez-vous m’indigne ! 500.000 exemplaires !! Alors que je n’ai pas encore vendu 50.000 du mien ! Dites-moi, il n’y a pas de quoi pester, râler, rager, hurler ?!! Cela dit, en se faisant aussi vite un tel paquet d’oseille, ce brontosaure des bachi-bouzouks force le respect. Il va pouvoir partir avec un tas de nanas très très cools aux Bahamas. Et moi, je fais quoi ?! Alors ?! Vous êtes baba dans le rhum, hein, moule à gaufres, gogo des ectoplasmes ?! Mille sabords ! 500.000 exemplaires. Et vous avez calculé le rapport qualité/prix ? 3 € pour 30 pages et moi,
15 € pour 300 pages !

G - Oui, ça fait du 50%, mais ça prouve votre bonté. Vous êtes un saint, Didier Porte, et les saints sont rares...

D - Ouais, ouais, vous êtes gentil, mais le paradis des Bahamas, c’est lui qui va se le taper.

CHAPITRE 3

G, Lord Gogo Duchmoll - Je voudrais revenir sur votre facteur étêté. Vous dites qu’il est « préposé aux mauvaises nouvelles ». Voudriez-vous dire qu’il s’appelle président du G20, président du G8, président du G1 grozavion et Chef du Monde Libre ?

D, Didier Porte - Ecoutez, my Lord, ça me fait plaisir de voir que vous partagez ma peine, mais il ne faudrait pas exagérer et invalider l’image de mon facteur, qui est quelqu’un de très respectable, de taille moyenne, et sans le moindre mouvement suspect dans le haut du corps. Non, il ne s’appelle pas comme vous dites. De plus, il envisage parfois en souriant de devenir barbu.

G - Voudriez-vous suggérer par là que les barbus devraient s’initier à l’humour pour mieux porter, comme vous, le poil là où ça chatouille ?

P - Voyons, Lord Gogo ! Tous les barbus ont de l’humour, c’est légendaire ; par exemple : Fidel Castro, Ivan Rebroff, le petit Carlos à Dolto, Mahmoud Ahmadinejad, et l’un des plus drôles, Raspoutine. Alors que les glabres comme vous-même, my Lord, sont manifestement sinistres et fâcheux. Mais n’oubliez jamais que l’humour a deux faces, dont une pile poil, et que l’histoire tranchera tous les raseurs.

G - Ah, Didier Porte, vous me réjouissez. C’est tellement rare de rencontrer un barbu qui s’aime aussi bien !! D’ailleurs, vous écrivez formidablement, dans ce même livre formidable si bien écrit, que vous pourriez écrire des dizaines de pages sur vous-même, tellement le sujet vous passionne. Voudriez-vous avoir l’immense bonté de me les dicter, vous-même, maintenant, pour que nos lecteurs apprennent à travers ce modèle vivant à s’aimer mieux ?

D - Evidemment que je m’aime moi-même mais ce n’est pas difficile, vu la richesse du sujet et son caractère stimulant. Je suis beau et intelligent, oui, et alors ? C’est un simple constat, une information qui n’a besoin d’aucune réflexion. N’espérez pas me faire tomber dans un narcissisme vulgaire. Ou alors, ce serait un travail de commande...

G - Vous voulez dire que vous voudriez être payé pour dire du bien de vous ?

D - Mais oui ! Et j’aurais ainsi un alibi professionnel en béton pour dire, malgré ma délicate réserve naturelle, tout le bien de moi, que l’on doit penser de moi, et dire de moi, quand on parle de moi, et plus vite que ça, gogo des Papous !

G - Oui, je lance ici, à l’instant, oyez, entendez-vous, entendez-nous, une souscription auprès de nos meilleures lectrices millardaires ou de nos lecteurs riches et pas trop jaloux.(Etablir les chèques à mon ordre, je transmettrai par tranche de millions d’euros.)

Didier Porte, je voudrais revenir à un fait précis et troublant de votre étonnante vie aventureuse. Pourquoi dans ce livre de culpabilité, de repentance et d’amour, ce qui va si souvent ensemble, faites-vous soudain un écart surprenant en doublant un myopathe par la droite ?

D - Je suis souvent un peu nerveux dans ma conduite des deux-roues. J’aime la fluidité de la circulation, ce qui à Paris me vaut de cruelles déconvenues. Alors que dans vos charmantes contrées belges désertes mais bien mieux équipées, je suis tout de suite plus à l’aise.

G - Mais comment, Didier Porte, avez-vous pu pardonner aussi vite, aussi facilement, aussi complètement, à cet individu lourdement handicapé, de vous avoir fait un doigt ?

D - Parce que c’était clairement son dernier organe sensible. Ou même disponible. Peut-être voulait-il simplement me souhaiter Bonne M...

G - Vous êtes insupportable ! C’est vous qui le dites, c’est vous qui le répétez, et c’est insupportable. Car vous êtes un people du peuple ; or "people" signifie "peuple" donc vous êtes un double people, Didier Porte. Alors ?

D - Je suis un métapeople.

CHAPITRE 4

G, Lord Gogo Duchmoll - Bravo ! Pourtant, dans cet ouvrage de Didier Porte, écrit par vous-même, vous ne cessez de vous accuser de, je cite, « sale type, récidiviste, incontinent verbal, malséant, inverectiveur, sarkopopophile, répugnant usager du service public, d’usager de vocabulaire gras, ordurier, de baudet, parano, vulgaire pas drôle, menteur, hitléro-trotzkyste, camarade de crapule post-stalinienne » etc, pendant des dizaines de pages que vous auriez pu consacrer à vous aimer vous-même davantage, pour notre plus grand plaisir. Pourquoi ?

D, Didier Porte - C’est une coquetterie auto-flagellante, destinée à enrichir le vocabulaire de mes contempteurs et bourreaux, pour leur donner des moyens lexicaux dignes de ma compagnie car leur appareil à anathèmes est si pauvre qu’il n’est pas du tout gratifiant pour moi. Qui supporterait d’être insulté par des gens tellement dépourvus de capacités sémantiques élaborées ?

G - Oui, Didier Porte, oui, dites-nous franchement comment suivre votre bel exemple pour nous orienter plus activement vers le stalinisme démocratique de l’autocritique systématique nuancée.

D - Vous m’avez mal compris, my Lord. Les sous-sol de la loubianka n’était pas fréquentés par de joyeux rigolos. Il fallait parler mais... on n’avait pas le temps de parler. On avait juste le temps de recevoir une balle dans la nuque.

G - Je comprends mieux puisque, déjà à la page 27, vous refusez « l’autocritique circonstanciée à la chinoise »...

D - Pourtant, cette belle convivialité des Gardes Rouges ne doit pas la faire rejeter complètement.

G - N’est-ce pas une contradiction ?

D - Et alors ?! Qu’avez-vous contre les contradictions ? Je suis un disciple d’Hegel remis à l’endroit par Marx, et je vous empomme, my Lord à binationalité bi bâtardique, too bi to be free !

G - Vous n’aimez pas que je vous contredise ?

D - Et je vous empoire, babard !

G - Hum... vous n’aimez pas la contradiction, finalement.

D - Je vous interdis de me faire rire, anglo pachy zouk zouk belge !

G - Ah oui, biloute ! comme j’envie votre fameuse richesse lexicale. Vous me trouez, Didier. Vos lecteurs et les nôtres doivent-ils vous écrire pour mieux se dénoncer eux-mêmes de penser du bien de vous ?

D - Non. J’en ai marre des dénonciations. Moi-même, je ne sais plus à qui dénoncer mon sympathique voisin du cinquième, un brave musulman un peu louche. L’autre jour, dans l’ascenseur, il était sur le sol en faisant semblant de chercher des clés. Mais, curieusement, il était tourné vers La Mecque... C’est pas bizarre ça ? Alors maintenant, je me méfie, et je ne prends plus mes clés sur moi dans l’ascenseur. Ce qui m’oblige à remonter par les escaliers pour aller les rechercher.

G - Dans votre ouvrage, vous nous révélez avec courage que notre président a moins de huit ans. Mais quelques mois plus tard, à nouveau sur mediapart.fr, vous nous dites qu’il a quatorze ans d’âge mental. Comment expliquer une maturation aussi rapide ?

D - Par chance, je connais personnellement, dans l’intimité, Patrick Poivre d'Arvor. Je vous assure qu’il grandit très vite. Vous aussi, vous aimeriez beaucoup cela, grandir très vite, n’est-ce pas ?

G - C’est vrai, cela m’arrive quelquefois, et ce n’est pas désagréable... Didier Porte, vous désapprouvez souvent ceux qui sont durs avec les faibles et doux avec les forts. Mais vous rendez-vous compte que, s’il y avait de moins en moins de dictatures dans le monde, nos marchands d’armes auraient de plus en plus de difficultés à vendre leurs nouveaux produits qui écrasent les gens même en écrasant les prix. Alors... les nombreux médias qu’ils possèdent auraient beaucoup moins de ressources, et nombre de journalistes honnêtes, impertinents, justiciers, investigateurs, intelligents et personnalisés, seraient licenciés. Alors ?

D - Alors, my Lord, il faut qu’ils soient encore plus caressants avec les patrons, plus aimables avec les actionnaires, plus délicats avec le pouvoir, et...

G - Et ?

D - Et vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot.

G - Vraiment ? Si vous voulez, on arrête.

D - Mais non !! Vous devenez sérieux, maintenant ? C’est parce que je ne sais pas quoi vous répondre d’autre.

G - Ah. J’en suis ravi.

D - Il reste combien de questions ?

G - Trois.

D - Eh bien, c’est pas trop tôt.

G - Pourquoi trouvâtes-vous le 17 novembre 2006, ce que vous écrivâtes à la page 59, que l’ancien directeur de France Inter, le « dénommé Schlesinger », était « très laid, tout petit, méchant, avec un drôle de nom et que si ça se trouve, il était allemand » ?

D - Parce que j’ai toujours eu beaucoup de sympathie pour lui, mais quand je fais des compliments sincères, je manque de conviction, alors je préfère insulter copieusement les gens, alors tirez-vous, ectoplasme des Carpathes, zouave à fromage, anthropopithèque de Tombouctou.

G - Merci, je suis ému. (silence, soupir d'aise) Didier Porte, très cher Didier Porte, vous nous faites souvent rire aux éclats ; par exemple, et ce n’est qu’un extrait, aux pages 9, 26, 27, 31, 37, 39, 41, 44, 45, 47, 49, 50, 52, 53, 54, 57, 59, 62, 63, 64, 65, 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 80, 82, 83, 84, 90, 93, 94, 95, 96, 97, etc. ; et ce, jusqu’à la fin, à page 241. Pourquoi vous être arrêté aussi brutalement sur un chiffre aussi peu rond tout en nous laissant sur notre faim. Vous ne pouvez pourtant pas ignorer, depuis Rabelais, notre grand maître créateur de l'Absurde et qui savait aimer avec un bel appétit tout ce qui était rond, vous n'ignorerez pas, dis-je et redis-je chaque jour, que rire est bon pour la santé, physiologique et démocratique ?

D - Ecoutez, my Lord, j’ai eu une formation économique et je sais ce qu’il en est de la Théorie de la Valeur. A la page 241 exactement, j’avais épuisé les contreparties humoristiques correspondant à la somme de 14,99 €.

G - Au centime près ? c’est génial. Il est vrai que ce n'est pas un chiffre rond non plus. Ah, c'est donc comme ça, le monde de l'édition ?! Formidable !! D’ailleurs, combien payez-vous les journalistes qui font de la publicité discrète pour votre ouvrage captivant et tellement, tellement, tellement, tellement, drôle ?

D - Un bon coup de pied au cul.

G - Merci, c’est très tentant, Didier Porte, vous êtes si proche du capitaine Haddock, finalement, mais je préfère me sacrifier et vous demander d'offrir cette inestimable pointure à notre grand agité de la déconnectitude, que vous arrosez tant, copieusement, si souvent, que l’on découvre, surpris, grâce cette interview magnifique avec un être humain rare, que vous lui gardez de nombreux compliments en réserve d’emprosement.

D - Hahahahahahahaha.

FIN

Annexes, notes, références, bibliographie, appareil critique international, dates, lieux, éléments historiques, vie de Léopold I, travaux préalables, plan, remerciements, pagination, illustrations, crédits, recettes de cuisine économiques et diététiques à base d'eau courante... le tout sur simple demande et chèque respectable, à l'ordre de Didier Porte & Lord Gogo Duchmoll. Merci.

  • Propos recueillis, de temps en temps, par Lord Gogo Duchmoll, le baba des peoples, pour l’Agence Mondiale Duchmoll en janvier 2011.
  • La première apparition publique de Lord Gogo Duchmoll, le baba des peoples, a eu lieu le mercredi 19 janvier 2010 à 15h30, lorsque nous avons envoyé ce correspondant AMD (anglo-belge, tout comme Léopold de Saxe-Cobourg Gotha, qui devint le premier roi des Belges, Léopold I, le 21 juillet 1831), interviewer par l'absurde le terrible Didier Porte, féroce humoriste politique, qui pourtant craqua à plusieurs reprises.

jeudi 16 juin 2016

Que pourrait-on penser du Brexit ?

1/ Qui perdrait beaucoup avec un Brexit ?

La City, les spéculateurs, les Commissaires corrompus et les lobbies européens.

2/ Qui a le plus peur du Brexit ?

La City, les spéculateurs, les Commissaires corrompus et les lobbies européens.

3/ Qui essaie de nous faire peur avec le Brexit ?

La City, les spéculateurs, les Commissaires corrompus et les lobbies européens.

4/ Qui perdrait beaucoup de pouvoir avec le Brexit ?

..................

5/ Au profit de qui ?

..................

de Manneken Duchmoll

Moi je dis
que les nuit debout
c'est à coucher dehors.

parce que sinon
quand tu dors debout
c'est que t'es en journée.

lundi 13 juin 2016

primum vivere

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Le travail de la souris.

© Image Patrick Bories.

vendredi 10 juin 2016

"J'ai la tête dans le guidon", mode alternatif.

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© Magritte, Courbet. Montage Bories.

lundi 6 juin 2016

le dernier jour du dernier millardaire

dimanche 29 mai 2016

Fête des Mères

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© photo tourisme-verdun.fr

jeudi 19 mai 2016

Choc de la simplification sur la police : le QCM.

cornet_de_legumesAlexis.jpg

Afin de rendre la police plus efficace, en allégeant ses tâches administratives, toute cette paperasse qui ralentit les enquêtes, les dépositions et la Justice, le ministère de l'Intérieur a mis au point un premier QCM, Questionnaire à Choix Multiples, avec les policiers, en écoutant les remontées du terrain.

Ce QCM concerne essentiellement les homicides réussis, mais si celui-là fonctionne bien, il y en aura d'autres sur à peu près tous les crimes et délits possibles, mais pas tous, hélas, car l'imagination des criminels est bien pire que celle des humoristes.


QCM de police moderne pour homicide réussi.

Vous avez tué ?

  • un homme
  • une femme
  • ne sait pas
  • un hermaphrodite
  • Laurence
  • votre fille mineure
  • un terroriste
  • un étranger
  • un tueur
  • Omar
  • votre fils majeur

Vous l'avez tué avec quelle arme ?

  • un couteau
  • vos mains
  • un verre
  • un revolver
  • un lasso
  • un plateau-repas avec un demi
  • ne sait plus
  • une ancre de navire
  • une hache
  • une grosse croix en bois avec des clous
  • un mixer
  • une tronçonneuse
  • un tronc d'arbre
  • une turlute à l'arsenic
  • une voiture immatriculée en Norvège
  • toutes ces armes à la fois
  • des sables mouvants
  • la télépathie
  • une mitraillette
  • deux mitraillettes
  • l'armée américaine

Vous l'avez tué, parce que, il ou elle, ou ilelle ou ne sait pas :

  • vous a pris votre place au Parti Socialiste
  • a dénoncé votre grand'père à l'armée allemande
  • vous a trompé dans un hôtel plein d'odeurs désagréables
  • était un oncle trop autoritaire
  • vous a volé votre honneur
  • -- votre moteur
  • -- votre taxe professionnelle
  • -- votre argent anglais
  • -- votre conjoint, mais seulement 24h
  • -- votre puits de pétrole
  • -- votre image d'enfance
  • a voulu vous tuer juste avant
  • a pris la télécommande, déjà qu'elle n'avait pas acheté de bières !
  • vos canards dans le parc de l'Elysée
  • votre sextoy rose
  • vos amis sur facebook
  • ne sait plus mais cherche
  • ne sait plus mais s'en fiche
  • ne sait plus et met ses doigts dans son nez
  • ne parle pas français après 20 h
  • le château de Versailles
  • ne parle plus du tout, s'est auto-étranglé lui-même soudainement avec ses propres mains et son propre cou, on n'a pas eu le temps de le sauver, tellement c'était rapide, moins de 4'4", j'ai eu la présence d'esprit de chronométrer, et il y a cinq témoins, quand même

Les derniers mots de la victime ont été :

  • tu me le paieras cher, j'ai le bras long
  • tu quoque, fili mi ?! à l'EPAD ?!!
  • Nasdarojvé, fuck, fuck, sporca schifozza lazzarona bruta bestia !
  • Allah, Allah, ah la la !
  • aïe !!!
  • tu t'es trompé, ce n'est pas moi qui ai pris la télécommande, elle est dans ton coffre-fort
  • Père, pourquoi m'as-tu abandonné ?
  • Omar ! ma ! tu es !
  • putain de pétain, travail, faaaaaaaaaaaaaa........
  • mieux vaut ça que d'aller à l'hospice
  • va me chercher une glace aux noisettes avec de vrais morceaux de la coquille dedans, me dit Laurence
  • du sang !!! Dieu me vengera, il est amour
  • quand le soleil se couche sur la mer, au dernier instant, avant qu'il disparaisse sous l'horizon, surgit "le rayon vert" ; cela peut se voir d'ailleurs dans un magnifique film de Rohmer, pardonne-moi, j'ai oublié le nom, tu le trouveras dans mon carnet vert, tu sais que je note tout par couleur ; mais surtout, regarde bien, quand je rendrai mon dernier soupir, je vais péter, et ça fera pareil
  • mieux vaut ça que d'être mort ; quoique...

Qu'avez-vous fait de l'arme du crime ?

  • vous l'avez mise dans un petit pot que vous avez envoyé à Donald Rumsfeld
  • vous l'aviez mise dans votre poche revolver, mais celle avec un trou
  • vous l'avez donnée à un policier dont vous n'avez pas pris le matricule, et on va vous croire !
  • l'arme est toujours en Irak
  • elle est montée au ciel un peu après

Quels sont vos sentiments ?

  • une certaine inquiétude
  • le sentiment irréversible du devoir accompli
  • la colère, brute et animale
  • le pardon et les larmes
  • la repentance, au point de vous excuser au 20 h de TF1 avec Laurence, veinard, qu'est-ce qu'elle est jolie quand elle bafouille, c'est ça son problème, elle doit choisir, être belle et souriante ou lire le prompteur attentivement
  • m'excuser ? jamais ! c'était elle ou moi ! Laurence m'a beaucoup trompé avec des mecs qui se prétendaient être des prompteurs
  • un grand vide mais doublé d'un obscur chant hongrois que vous ne reconnaissez pas
  • l'impatience de recommencer
  • l'envie de passer à droite en politique et d'entrer au gouvernement ; un tueur en politique, ça peut être utile, surtout avec ta sale gueule, hein, petit voyou, rejeté de partout ?!
  • l'envie d'être élu pendant 40 ans à la présidence de la République pour être irresponsable et inattaquable, sauf par les humoristes, vous allez demander des royalties
  • l'impression d'avoir fait une grosse connerie en tuant votre fils, pour racheter les conneries des autres, depuis l'expulsion du paradis terrestre, alors que personne ne voit franchement le rapport ;
  • l'envie de boire une bonne bière et de récupérer cette putain de télécommande pour voir la suite de Jean Valjean condamné au bagne pour avoir mangé une pomme, c'est horrible, c'est dégoûtant, quelle honte de manger les pommes des autres, bien fait pour sa pomme ;

Avant cette personne, vous aviez déjà tué un certain nombre de gens :

  • zéro, dire que j'aurais pu la tuer il y a déjà dix ans
  • deux
  • quatre
  • huit
  • seize
  • dix-sept
  • 500.000 mais tous Irakiens
  • personne, et ce n'est pas vous qui avez tué ce couple, vous êtes innocent, et vous allez vous enfuir plus d'un mois dans les bois pour le prouver en vivant de racines sauvages et de glands, mais on t'a quand même rattrapé à Melun, hein, le malin ?
  • trente-quatre
  • soixante-huit
  • indéterminé, ne sait pas compter

Reconnaissez-vous ?

  • votre vilaine action
  • votre visage dans ce petit miroir élégant
  • votre déclaration
  • ces locaux
  • moi ; et alors ? vous trouvez que j'ai beaucoup changé avec cette coupe de cheveux ? comme ça, franchement, comment vous la trouvez ? ça me va bien ? vous savez combien je l'ai payée ?
  • l'adresse de ce coiffeur
  • cet obscur chant hongrois ?
  • les photos couleurs de ces autres suspects
  • vos empreintes digitales

(Conclure avec quelques mots fermes mais humains...)

  • c'est malin !
  • prenez un petit cornet de légumes, c'est une sensation de fraîcheur qui vous fera du bien ; je parie que vous n'avez mangé ni fruits, ni légumes, aujourd'hui, hein ? c'est pas bon de se laisser aller, même en période de grand stress, je dirais même "surtout"
  • allez, dehors, mais ne recommencez plus
  • n'ayez pas peur, la guillotine n'existe plus
  • c'est dommage, mais bon, c'est pas non plus "énorme" "entre guillemets" ; il y a quand même un enfant qui meurt de faim toutes les seize secondes ; on ne peut pas arrêter tout le monde ; aujourd'hui ça tombe sur vous ; demain, ce sera quelqu'un d'autre
  • qu'est-ce qui t'a pris ? tu n'étais pas bien avec ton oncle ? une télécommande, ça se retrouve, mais pas un gentil tonton qui se prend pour Dieu... ta tante sera contente, mais bon... hein... t'aurais pu être plus discret qu'avec une ancre de navire
  • allez, reprends un petit morceau de tarte de ta tante Carla
  • merci bien !! tu sais que c'est moi qui vais devenir ton oncle, maintenant ?

FIN

Réalisé avec trucages. Au cours de ce QCM, aucun animal, aucun homme, aucun dieu, aucun légume, aucun président, aucun, aucune, Carla, Laurence, Omar, Raymond, Estelle, Thierry, Henry, Ségolène, Pierre... n'ont été réellement violenté ; sauf le petit Jésus, bon sang, quel père sadique ! Et on en fait un modèle pour les enfants !! Vive le bouddhisme zen dans la police.

© photo Alexis Pécharman

Réédition du 22 novembre 2009

samedi 14 mai 2016

Dessine-moi un dragon.

Les dragons sont les tatouages préférés des femmes.

De celles qui soulèvent le feu intérieur, et n'ont pas peur de leur passion.

Viens, mon chevalier, combattre mes flammes avec ta lance.

Je ferai fondre ton armure, tu feras fondre mon coeur.

Nos peaux garderont les traces de nos cendres, encres d'âme, ancres d'amour.


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Cette expo enclyclopédique, au musée du Quai Branly, à travers l'histoire et le monde, est pleine de surprises.

Le tout premier tatouage attesté, j'aimerais savoir comment, date de 2500 av. JC, en Europe centrale.

Cela ne m'a pas donné envie de me tatouer quoi que ce soit, mais je crois comprendre mieux celles et ceux qui s'en piquent.

En apparence très individuelles, parfois au coeur de l'intimité, ces marques travaillées sur le corps s'inscrivent dans un groupe social, qu'il soit religieux, hors-la-loi, politique, artistique, lettré ou de fashionistas.

L'imagination des figures, c'est le cas de le dire, transforme le regard du tatoué. En l'enracinant dans l'un de ces groupes, ou un autre encore, elles écrivent l'Autre en lui. Le Créateur des signes est ainsi entré dans leur âme aussi, avec la main et l'outil, gestes d'humanité.

Comme avec la bague au toi, la tatouée proclame avoir abandonné un peu de son soi à un autre.

Et comme toujours, de ces traits singuliers naissent des pluriels : les mots attendus qu'ils susciteront.

Dessine-moi un dragon.

© réédition de 2015 spécialement en souriant pour A* F* ;)

mardi 10 mai 2016

49.3


Le 49.3 sera 1 point de plus à droite pour M. Valls de droite droite mais 49.3 points de moins à gauche
pour M. Hollande de gauche droite.


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© photo anonyme publiée sur facebook

dimanche 8 mai 2016

Faites des mères.

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(Ouvrir l'image dans un nouvel onglet, et la mer sera.)


© KiniKini® & GuiliGuili®

samedi 7 mai 2016

"La croissance est de retour."

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© Paroles d'Edouard Balladur en 1789 aux #JoursDebout.


jeudi 5 mai 2016

chronodiable

Le 3 mai 2016 à 11:40, site Docteur Duchmoll <questions@docteurduchmoll.com> a reçu :

Nom : NATHAN

Email : ...@hotmail.fr

Les Bretons sont-ils des envoyés du diable ?


Il y a vin et vin, politique et politique, nuit et nuit, Breton et Breton.

Les vrais Bretons habitent en Bretagne. Or les diables et leurs envoyés sont interdits au Paradis.

Donc les faux Bretons n’habitent pas en Bretagne. Et ils ont une vie infernale.

Ainsi, la seule existence du diable, et de ses envoyés faux Bretons, sont une incitation à naître et à rester en Bretagne ou, à défaut, à se faire naturaliser Bretonne.


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© Pierre De Bellay - Bretonne Nue sur son Lit
priv-art-collection.com

un petit truc anti-déprime

"Quand je suis triste de ne pas avoir eu d'enfants
j'écoute une émission radio sur l'adolescence."

l'abbé Pierre Duchmoll

> http://www.franceinter.fr/emission-...

lundi 2 mai 2016

TRAVAILLER moins POUR GAGNER plus.

Certes, nous travaillons davantage que les Sauvages,
mais nous avons bien moins de moustiques féroces !

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"Qu'en est-il de l'économie dans les sociétés primitives ?

À cette question fondamentale, la réponse classique de l'anthropologie économique est la suivante : l'économie archaïque est une économie de subsistance et de pauvreté, elle parvient au mieux à assurer la survie du groupe incapable de sortir du sous-développement technique. Le sauvage écrasé par son environnement écologique et sans cesse guetté par la famine et l'angoisse, telle est l'image habituellement répandue.

Travestissement théorique et idéologique des faits, réplique ici tranquillement un anthropologue et économiste américain de réputation internationale. Passant des chasseurs australiens et Bochimans aux sociétés néolithiques d'agriculteurs primitifs telles qu'on pouvait encore les observer en Afrique ou en Mélanésie, au Viêt-nam ou en Amérique du Sud, relisant sans parti pris les textes connus et y ajoutant des données chiffrées, Marshall Sahlins affirme, avec autant d'esprit que d'érudition, que

non seulement l'économie primitive n'est pas une économie de misère, mais qu'elle est la première et jusqu'à présent la seule société d'abondance.

Comme le dit Pierre Clastres dans sa présentation : «Si l'homme primitif ne rentabilise pas son activité, c'est non pas parce qu'il ne sait pas le faire, mais parce qu'il n'en a pas envie.» Tout le dossier de la question est à reprendre."

© http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-des-Sciences-humaines/Age-de-pierre-age-d-abondance

A Jean-Claude Grosse, écrivain éditeur, avec amitié.

dimanche 1 mai 2016

Nous sommes les femmes et les hommes debout. Nous avançons. Place à la République.

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Nous sommes comme l'eau. Nous sommes légers, nous sommes fluides. Ici une rivière, là un lac, là une source, là un océan. Nous avons un cap, celui de notre âme. Nous avons un horizon, celui d'être ensemble. Nous partageons, nous échangeons, nous pensons, nous parlons, nous inventons. Nous ne croyons plus vos politiciens. Nous pouvons travailler en coopérant, en coopératives. Nous n'avons plus besoin de vos "capitaines d'industries", qui n'ont pas de boussole, qui n'ont pas de carte de la terre qu'ils détruisent, qui n'ont pas de rêve, qui ne veulent pas voyager mais seulement mettre le bateau en pièces pour les revendre au plus cher. Nous ne voulons plus soutenir la pyramide, nous n'avons plus besoin de hiérarchies verticales. Nous n'avons pas de Dieu de recours ou de consolation, nous n'avons pas de vie au-delà de notre amour pour la vie. Nous sommes comme l'eau. Nous ne sommes pas les premiers, nous ne sommes pas les derniers. Nous avançons. Nous n'avons pas besoin de vos partis, qu'ils partent. Nous n'avons plus besoin de vos combats marchands, de vos guerres de pouvoirs et de territoires. Nous ne voulons plus de vos formatages, nous sommes singuliers. Nous construisons autrement. Nous sommes chacun, nous sommes des gouttes d'eau, nous sommes l'océan. Nous noierons votre violence permanente, votre terrorisme financier, votre faillite immense et frauduleuse dans l'histoire du monde. Nous n'avons plus besoin de vous. Nous vous inonderons de nos rêves, nous ferons autre chose, nous ferons autrement, nous nous ferons les uns les autres. Notre intelligence vaut mieux que votre cupidité. Notre bienveillance vaut mieux que vos armes. N'importe quel enfant affamé vaut mieux que votre argent qui le tue. Les justes font avancer l'humanité que vous avez écrasée, même en vous. Nous pensons par nous-mêmes, nous décidons par nous-mêmes. Nous ne cesserons plus de revenir. Nous sommes la pluie de ce monde que vous avez asséché. Nous sommes les femmes et les hommes debout.

Philippe Dohy


© photo Bozena Lukazik

jeudi 28 avril 2016

Pourquoi M. Hollande sera-t-il réélu président ?

M. Hollande sera réélu président de la République en 2017 car c'est le meilleur marchand d'armes françaises depuis longtemps, un vendeur bien meilleur que MM. Sarkozy, Juppé, Fillon, Chirac...

Or la majorité des grands médias français sont possédés par ces marchands d'armes françaises.

Donc il leur importe peu, en dehors de cette belle augmentation des ventes, que M. Hollande fasse une politique de droite ou de gauche ou des deux ou n'importe quoi qu'il veut.


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© Outlander, série USA, via Netflix.

mardi 26 avril 2016

Comment la gauche passa-t-elle à droite ?


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- Hé ho ! Non mais à l'eau, quoi !


© Narcisse, le Caravage / wikimedia, commons


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Hé ho la gauche, debout !

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© photo maxidesign.cz-sebastian-errazuriz-narcissus-desk

jeudi 21 avril 2016

"n'hésitez pas à nous envoyer vos vidéos"




Une nouvelle vidéo (cliquer sur le lien ci-dessous) nous a été envoyée, elle capte parfaitement l'ambiance de la Nuit Debout à Paris. En Région, n'hésitez pas à nous envoyer vos vidéos que les Parisiens prennent un peu exemple sur ce qui se fait chez vous !


lundi 18 avril 2016

place à la République place de la République

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© photo Philippe Dohy

jeudi 14 avril 2016

femme attendant le prince charmant

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© YB (modèle, concept, texte)
photographiée par Franck Prignet

Pourquoi est-il de notre devoir d'humanistes de critiquer François Hollande et de lui écrire des lettres ouvertes, très sérieuses ou fantaisistes, sur facebook et sur internet, ou même par la poste ? Parce que les idées sont des oiseaux.

Mes chouchoux,

Je me suis dit que je devrais peut-être vous rassurer, et par là-même me rassurer que vous ne me ferez pas enfermer dans le goulag de Matignon. Manuel aimerait m'avoir entre ses mains afin de me débiter des discours patriotiques épuisants et vides. Manuel aimerait tant me travailler les oreilles et les neurones à la langue de bois.

Car, bon, franchement, quand on voit un gars du peuple, ou un écrivain trop méconnu, qui écrit régulièrement des "lettres ouvertes" à un chef d'Etat pour lui donner des conseils importants, divers et variés, on se dit, Le pauvre, v'là que ça le reprend, il confond la haute politique avec le café de son pote Marcel.

Car le gars du peuple, il a toujours un pote Marcel.

Car le marcel est apprécié des travailleuses.

Bref, mes chouchoux, les idées sont des oiseaux. C'est tout. Il suffit de les lâcher quelque part, et un jour où l'autre, les oiseaux arrivent là où ils devaient arriver. Les chemins et la durée sont imprévisibles, mais n'importe, "Une lettre arrive toujours à son destinataire", dit Lacan.

Il ne faut pas prendre ceci à la lettre, bien sûr. M. Hollande ou M. Valls ou M. Sarkozy... ne liront jamais nos lettres ouvertes. Mais s'il s'y trouve une idée neuve, il suffit qu'une ou deux autres personnes la lisent pour que cette idée soit dans l'air. Une sur mille seulement ? Ce serait déjà bien.

Et de celles retenues, une seule sur cent serait mise en oeuvre et testée ? Ce serait déjà bien. Et une seule sur dix durerait ? Soit une idée sur un million ? Ce serait déjà bien. Car le temps a une immense patience.

Pas nous. Alors soyons plus nombreux à le critiquer pour qu'il vire à gauche suffisamment à temps. Car je ne vois pas (et vous ?) de personnalité de gauche suffisamment forte pour tous nous rassembler.

Car il lui suffirait de changer une demi-douzaine de "fondamentaux" pour changer de point de vue, voir mieux, et faire enfin une autre politique.

Impossible ? Qui n'essaie rien se lamentera encore sur les probables triomphes de droite. Curieux.

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© photo First

mercredi 13 avril 2016

(copie d'un commentaire sur Élysée – Présidence de la République française, facebook, coquilles incluses ;) )

Paris, le mercredi 13 avril 2016.

Monsieur le président de la République,

Comment pourriez-vous mettre fin à l'horreur administrative qui bloquent toute l'activité des créateurs et des entrepreneurs, des médecins et des hôpitaux, des chercheurs et des enseignants, des paysans et des élus eux-mêmes, etc. ?

Evidemment, ce mille-feuilles administratif est une magnifique source de profit pour les conseillers divers, les avocats d'affaires, les assurances, mutuelles, caisses de retraites, les grandes entreprises (qui ont les moyens d'avoir des employés pour constituer, démêler, suivre les dossiers, analyser les réglementations, etc., et d'ainsi triompher toujours plus des PME ne pouvant "suivre" les dizaines de milliers de feuilles...), etc.

C'est aussi une splendide source de pouvoir pour les énarques, les hauts-fonctionnaires (et les petits parfois), et la fonction publique en général. La plus impliquée politiquement et syndicalement... bien davantage que dans le privé. L'administration étouffe la France, au point d'étouffer l'administration elle-même.

Que voulez-vous faire contre cela ? Le voulez-vous ? Jusqu'à présent, le "choc de la simplification" l'a davantage choquée que simplifiée, hélas, mille fois hélas. Ces charges-là sont bien plus lourdes que les charges sociales ou fiscales. Ce n'est pas d'abord l'argent qui vous, et nous, sauvera, ce n'est pas la déréglementation libérale non plus, mais la simplification réelle des "procédures & paperasseries", simplification conçue AVEC tous ceux qui sont concernés.

Retirer autant de pouvoir aux grands ou petits chefs et réduire des sources de gains énormes pour certains demande une volonté et une intelligence exceptionnelles. Mais plus encore l'appui de toutes les collectivités impliquées. C'est aussi cela l'esprit de #NuitDebout. Le voulez-vous ? Vous préférez pourtant les décisions et consensus collectifs que les autoritarismes désuets. Il n'est pas trop tard, il suffirait de le vouloir vraiment.

Bien respectueusement,

Philippe Dohy.

mardi 12 avril 2016

Carole en U.R.S.S.


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- Gazprom ? Vendez tout ! Je veux du Black & Decker.


© texte et photo de Carole Rouaud aux C.C.C.P.

dimanche 10 avril 2016

(message perso sur la nuit on peut rêver)

Chère amie,

Si tu peux le trouver (je l’ai vu sur Netflix), essaie de regarder ce documentaire brillant et très intelligent, captivant >

"Inégalité Pour Tous"

« Ancien secrétaire au Travail sous la présidence de Bill Clinton et actuel professeur à l’université Berkeley, Robert Reich soutient avec ferveur depuis toujours que l’accroissement des inégalités salariales constitue l’une des menaces les plus graves pour l’économie et la démocratie. Analysant les origines de cette situation et ses conséquences à court terme, il pointe également les nombreux défis à relever avec cette facilité déconcertante qui lui est propre : celle de rendre accessible à tous des principes d’une grande complexité.

Pourquoi et comment l’accroissement insensé des revenus d’une infime minorité des plus riches, conjugué avec la fragilisation des classes moyennes, constitue la plus grande menace pour l’économie et la démocratie ? Certes, la leçon d’économie que développe ici Robert Reich n’est pas des plus réjouissantes pour qui ne verrait dans l’organisation de nos sociétés que beauté et justice. Mais paradoxalement, en expliquant pourquoi cette hausse des inégalités salariales aux Etats-Unis représente un vrai fléau pour le pays, Robert Reich apporte une forme de réconfort et d’élan à ceux qui, comme lui, pensent que le fonctionnement actuel de l’économie est de plus en plus bancal. » © texte de Mr Mondialisation

Sinon, il y a aussi ces deux films en anglais qui sont bien paraît-il, mais que je n’ai pas réussi à suivre sans les sous-titres ; ce qui ne te posera pas de problème, tu me raconteras >

1/ In this hard-hitting documentary about the perils and promises of globalization, Nobel laureate Joseph E. Stiglitz takes a tour of the world showing us how it can be made to work. Interviews with the president of Ecuador, African tribesmen, South American oil workers, angry farmers in India and the former president of Botswana reveal some of the paradoxes of our day--that while globalization is helping some countries, it has proved a disaster for others.

Beginning in his hometown of Gary, Indiana--where Inland Steel was sold to an Indian conglomerate, Stiglitz points out the supreme irony: that Mayor Rudy Clay, is now traveling to China in the hope that Chinese businessmen will invest in the devastated city and create jobs for his citizens who have lost theirs as the US steel mills were undercut by cheaper prices in Korea.

As we travel the globe, Stiglitz explains that globalization is not only a story of environmental disaster and pressure on wages and working standards. There are countries, such as China and India, which have managed globalization well and have found ways to make it work.

This illuminating documentary - featuring one of the great minds of the twentieth century - is ultimately a message of hope. Governments who are aware of the potential dangers of unfettered markets, environmental degradation and the limits to free trade can choose a path that works for them and that will ultimately benefit hundreds of millions of people around the world. >

https://vimeo.com/153222282

2/ The impact of inequality on societies is now increasingly well understood - higher crime, health problems and mental illness, lower educational achievements, social cohesion and life expectancy. But what are the causes of inequality, why is it growing so rapidly, and how is it affecting the economy?

These are the questions Nobel Prize-winning economist Joseph Stiglitz, professor at Columbia University, will discuss in a presentation of his latest book, The Price of Inequality: How Today's Divided Society Endangers Our Future. In this talk, Stiglitz will discuss how, left to their own devices, markets are neither efficient nor stable, and will tend to accumulate money in the hands of the few. He will also demonstrate how government policies and political institutions, far from countering these trends, often enhance them, and that politics frequently shapes markets in ways that advantage the richest over the rest. This in turn weakens democracy and the rule of law by putting more and more political power in the hands of the wealthy. Beyond these social and political costs, however, inequality has grave consequences for the economy. Moving money from the middle and bottom of society to the top-as has increasingly been happening-stifles entrepreneurship, produces slower growth and lower GDP, and also even destabilizes the economy.

Throughout the course of the evening, Stiglitz will illuminate how the growing inequality in America and many other countries is not only unfair, but also unwise. The talk will also strike a hopeful note, arguing that the current trends are in no way inevitable and he will put forth the concrete set of reforms that he proposes in his book, which would create an economy with less inequality and more growth and opportunity. These are vital issues for an election year in a country that is still struggling to get its battered economy back on track.

The presentation will be followed by a discussion between Joseph Stiglitz, Michael Cohen, director of the New School Graduate Program in International Affairs and Teresa Ghilarducci, Bernard L. and Irene Schwartz Chair in Economic Policy Analysis and director of the Schwartz Center for Economic Policy Analysis at The New School, moderated by New School president David Van Zandt.

The New School, a university in New York City, offers distinguished degree, certificate, and continuing education programs in art and design, liberal arts, management and policy, and the performing arts. >

https://www.youtube.com/watch?v=rVF...

Bises très chère,
et on s'en reparle
à la place de la Lune,

Philippe

jeudi 7 avril 2016

Liberté, Egalité, Fraternité. Libération, Equité, Fantaisie.

Lire la suite...

mercredi 6 avril 2016

place à la République place de la République

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Mercredi 37 mars 2016, la réalité continue.

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